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No: 100, Juillet - Temmuz - July 2018

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şahin, özay

şahin, özay

Şahin, Özay

Vendredi, 13 Mai 2011 00:00 Published in Auteurs
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1976 yılında Dersim'de doğdu. 1989'dan 2001'e kadar oyunculuk ve jonglörlük yaptı. Sonraki bir yıl Almanya'da günlük çıkan Taz gazetesi'nde kültür ve sanat üzerine makaleler yazdı. 1997'de kısa filmler yapmaya başladı. İlk uzun metrajlı yarı-belgesel filmi "Can Baz" bir çok uluslararası festivalde gösterildi ve Almanya genelinde vizyona girdi. İsviçre produksiyon ikinci uzun metraj belgeseli "Transasia Express" de uluslararası festivallerde gösterilmesinin ardından Bern ve Zürih şehirlerinde vizyona girdi. Yönetmen Berlin`de Dijital Medya Akademisi Ses ve Video Dizaynı üzerine ve Kaskaline Film Akademisi'nde eğitim gördü.

Sexy in Kreuzberg

Dimanche, 24 Juillet 2011 23:58 Published in essai || deneme || essay
traduit par belkıs sonia philonenko
La tête pleine d’idées je roule à vélo. C’est sûr qu’on peut difficilement écrire dans ce genre de situation. Il n’y a qu’une bonne mémoire qui soit utile quand on s’assied pour écrire. Ce n’est certainement pas comme  quand on fait du vélo en été avec une minijupe, un exhibitionnisme secret dans la tête et de l’air frais par en bas. Ca m’a toujours excitée de voir que les hommes sont plus nombreux à me lancer des regards quand je suis en minijupe sur mon vélo. Tâchons de ne pas éluder la question, du genre  « c’est dans la nature des choses ». Voyons jusqu’où nous emmène notre imagination. C’est tout à fait comme un rêve pour moi. Je sais que la vie est un risque, même dans la circulation en Turquie, fantasmons donc sur le vélo. Pas besoin d’autre sujet dans cette situation.  Des femmes en vélo ça n’existe même pas… même les femmes au volant sont harcelées quand elles  luttent pour arriver là où elles veulent aller.  Elles sont déterminées, elles doivent combattre les pressions sexistes des conducteurs mâles… Que la force soit avec elles. Peut-être les femmes ont-elles trouvé une formule pour venir à bout du problème. Je ne sais pas. Peut-être vont-elles finir par aimer ça ou au contraire, comme certaines, devenir des tueuses. Pas d’importance si nous nous consolons, nous et nos amis allemands, en disant : « Les Turcs de Turquie sont bien mieux que ceux d’ici » ; la réalité dans laquelle nous nous trouvons nous dit le contraire. Ici, mes souvenirs de ne pas oser me jeter dans la circulation sont loin derrière moi depuis des années. J’ai fui tout ça et je suis venue à Berlin, Allemagne, pour rouler à bicyclette. Je suis venue, mais je me suis installée dans le mauvais coin : à Kreuzberg.

En fait on n’y est pas si loin de là-bas. Je ne sais pas comment je peux m’aventurer au-delà des limites de mes propres sentiments parmi tous ces gens qui manquent d’imagination. Peut-être le sais-je, mais je ne laisse pas voir. Il vaut mieux que ça ne se voit pas. Il y a les hommes qui se cachent, même s’ils me semblent agir de façon plus sexuelle. Et puis il y a ceux qui ne sont pas trop explicites, qui savent, mais font comme s’ils ne savaient pas. Le plus triste pour moi quand je suis arrivée  en Allemagne, c’était de ne plus entendre de sifflements - les hommes n’essayaient plus de me séduire comme ils le faisaient en Turquie. N’étais-je plus attirante ? j’en fus déprimée en certain temps, mais ensuite je compris que la mentalité et l’atmosphère étaient différentes ici. De toute façon j’étais trop jeune à l’époque. Les hommes avaient déjà adopté la règle  « je ne dis pas qu’une belle fille est belle tant qu’elle n’est pas à moi ». Modernité, voilà ce que c’était. Mais toute chose a un bon et un mauvais côté… Les problèmes sont inévitables, mais il faut trouver le truc pour s’en sortir aisément. Un amour vrai et passionné, voilà ce que je cherche, même si tout semble artificiel ici. Il n’est pas possible de distinguer sexe de sexisme. Le problème n’est pas de trouver la bonne personne, mais qu’elle arrive trop tôt.

Ce texte, c’est en partie pour me venger. De qui ? De ces femmes turques voilées, un foulard autour de la tête, portant des impers, qui continuent à manger des graines de tournesol quand je fais marcher ma sonnette et que je leur demande de me laisser passer avec mon vélo et leurs maris qui me cèdent le passage poliment, mais  lancent un« va te faire foutre », croyant que je ne comprends pas le turc. A la première occasion, je les observe. Où vont-elles, ces femmes ? Bonne question! Oui, elles vont faire les courses, rendre visite à la famille, faire des ménages à 4h du matin; je pose mon vélo et m’engouffre dans le métro à cette heure ingrate. Les femmes se pressent dans le métro comme des troupeaux de rats. On dirait qu’elles portent leur tenue de travail déjà sur le trajet. Presque toutes de la même taille, du même poids, du même type. Elles remplissent le métro à cette heure.  Elles vont travailler. Comment peuvent-elles s’habiller si mal ? Je m’assieds et j’imagine. Le langage de leurs corps est banal, alors je force mes fantasmes. Je les déshabille lentement, j’enlève d’abord leurs foulards. Puis je me venge avec la plus sexiste révolte. A moitié nues, dans la lumière blafarde, toutes ensemble ou parfois l’une après l’autre. Les mains sur les zones du plaisir, se touchant les seins. Comme elles ont faim de sexe ! Comme elles se touchent avec plaisir. Des femmes étonnées, affamées de plaisir, remplacent les figures sorties du même moule. Elles n’ont aucun charme, mais cette chose  secrète que je fais m’excite. En fait ce qui me donne du plaisir, c’est d’exagérer une chose aussi « naturelle » dans le métro. Leurs maris viennent après. Ils sont nus. Dieu, ils sont déjà en train de s’exciter sous les draps. Les femmes ont peur ou honte de faire entendre des cris de plaisir ; elles font l’amour en secret, cachées sous les couvertures, même si c’est elles le font avec le même homme depuis 20 ans. Le viol légal, c’est la vie ordinaire. Les femmes ont l’air fatigué. Les femmes attendent que ça se termine. Les hommes continuent. Ils doivent fantasmer sur d’autres femmes en se masturbant sur elles. Le sexe est un assaut impératif. Appelle ta femme quand tu veux et elle viendra. Après elle nettoiera la baignoire et fera à manger. C’est de l’esclavage à vie, je ne comprends pas comment ces hommes peuvent banaliser leurs femmes au point que c’est comme manger, boire et chier, alors qu’ils sont si avides d’autres femmes et si pleins de fantasmes. Et comment ces femmes, pas même par un seul geste, peuvent-elles me rappeler qu’elles vivent en Allemagne ? Et que peut-on attendre des enfants qui naissent dans cette banalité? Evidemment ils vont, une fois qu’ils auront quitté la maison, rattacher à ce stéréotype des femmes qui seront différentes, penser que ces femmes sont vêtues pour être harcelées, alors pourquoi ne pas y glisser un doigt. Ce n’est pas inattendu… Elles devraient au moins me laisser passer quand je fais marcher la sonnette de mon vélo, ça serait déjà pas mal pour un début. Je sais, je sais…On peut trouver les mêmes idées partout, dans toutes les sociétés, sans les voiles ou les foulards, ou celle qui portent des minijupes et du maquillage et qui attirent l’attention même avec un voile sur la tête. Pour le moment elles sont hors de ma vue.

Je fais des spaghettis. Les oignons ont grillé, c’est le moment idéal pour faire la sauce tomate. Je sors la sauce du frigo, j’y plonge la cuiller et je renifle. Elle est foutue et mes oignons sont presque brûlés. Je cours sonner chez les voisins. C’est une question de nostalgie turque de ma part. C’est courant ici, cet échange entre voisins de produits d’urgence. En tout cas, la femme qui m’ouvre est une de celles dont j’ai parlé. Le genre qui ne daigne pas laisser passer et m’ignore moi et mon vélo. Elle me regarde bizarrement.  Moi à mon tour je me sens décalée. Voyez le genre de primitivisme que je rencontre au beau milieu de l’Allemagne. Elle me donne sans grand entrain deux cuillerées de sauce tomate.

Je me sens obligé de lui expliquer : « Madame, mes oignons sont en train de brûler… Je me suis rendu compte trop tard que ma sauce tomate était périmée….. »

Je note que mes observations restent sans effet. Comme elles sont vite germanisées quand il ne s’agit pas de leur cuisine, bien qu’elles soient attachées à leurs coutumes! Une dernière explication pour vous : tous les voisins de l’immeuble dans lequel j’habite appartiennent à ce type turc que j’ai décrit. Voilà pourquoi j’en ai tellement assez. A gauche, à droite, derrière, devant, c’en est rempli. Je suis déprimée, alors je décide de faire un tour en vélo. En le décadenassant devant l’immeuble où je l’ai posé, qu’est-ce que j’entends dire à une de ces dames : « Ne mets pas ton vélo ici, nos caddies ne passent pas. » En fait il y a assez de place pour elles  et leurs caddies. Ooh, - fais-je – « Dieu Lui-même ne peut vous sauver, allez au Diable vous faire foutre ! »

Sexy in Kreuzberg

Mardi, 19 Juillet 2011 09:33 Published in essai || deneme || essay
translated by can altay
Full of fantasies, I ride my bicycle. Sure you can hardly write in such a situation. Only a strong memory can help when you sit down to write. It's certainly not like riding a bicycle with a miniskirt on in summer with a secret exhibitionism in mind and a breeze from underneath. It has always enticed me to notice more men stealing glances at me when I'm riding a bike with a miniskirt on. Let's not skip over it saying it's natures way. Let's see where our fantasy will take us. It's completely like a dream to me. I know that life is a risk, even being in traffic in Turkey, let alone fantasizing on a bicycle. No need to further question that situation. Female bicycle riders don't even exist - and even women drivers are struggling to get where they want under heavy harassment. They are impowered, they combat the sexist pressures of male drivers ... May the force be with them. Perhaps the women have already found a formula to cope with the problem. I don't know, maybe in time they will even start liking it or instead, like some, turn into killers. No matter how much we console ourselves and our German acquaintances by saying that "the Turks in Turkey are far better off from those here", the realities we live in don't say so. My memories of not daring to enter traffic are long abandoned in that land of years ago. I ran away from all this and came to Berlin, Germany to ride my bicycle. I came, yet I parked in the wrong spot: Kreuzberg.

Here, you aren't that far removed from back there. I don't know how I can wander around the limits of my most private feelings amongst all these fantasy-lacking people. Perhaps I know, but I don't let it be known. It's best not to let it be known. It's the men who hide themselves, though they still seem to act more sexual to me. Then there are those who are not too explicit, who know but act as if they don't. The saddest thing for me when I had newly arrived in Germany, was no longer hearing the wolf whistles - men were no longer trying to seduce me as they had in Turkey. Was I not attractive to men here? I got depressed about it for a while, but later I understood the different mentality and the atmosphere here. Anyway I was too young back then. The men here have already adopted to the rule of "I'm not calling a beauty beautiful unless the beautiful is mine". Modernity, that's what it is. But everything has a good and a bad side ... Problems are unavoidable, but the trick is to find the easy way out. Real and passionate love is what I'm yearning for, no matter how artificial everything seems here. It's not possible to distinguish sex and sexism. The problem is not finding the right person, but that the right person comes too early.

It's partly a revenge, this text. From whom? From the veiled, headscarved, trenchcoated Turkish women who go on eating seeds when I ring and ask them to give way to my bike, and their husbands who politely give way, but bust a "fuck you" thinking I don't know Turkish. With the first opportunity I start observing them. Where are these women going? Good guess! Ê Yes, to shopping, to visit relatives, and to go cleaning at four o'clock in the morning. I get off my bicycle and jump into the metro at this ungodly hour of the morning. Here, women file into the metro like packs of rats. It's like they wear their workers' uniform on the way to work. Almost all of them are the same size, same weight, same type. The metro at this hour is filled with them. They are going to work. How can one dress so bad? I sit and imagine. Their body language is banal, so I force my fantasies. I undress them slowly. I remove their headscarves first. Then I attempt my revenge with the most sexist revolt. Half-naked in dim light, all at once, sometimes one by one. Hands at their pleasure spots, touching their own breasts. How hungry for sex they are. How nice they touch themselves. Bewildered women yearning for satisfaction replace the moulded images. They have no charm whatsoever, but this secret thing which I do excites me. What actually gives me pleasure is to be exaggerating such a "natural" thing in the metro. Their husbands are next. They are naked. Oh my god, they are already humping beneath the bedsheets. The women are afraid or ashamed of making the sounds of pleasure. They are making love secretly under the covers even with the man they've been making love to for 20 years. Legal rape in normal life. The women look tired. The women wait for it to end. The men still go on. They must be fantasizing about other women, masturbating on them. Sex is a mandatory attack; call your wife whenever you will and she'll come. Afterwards she'll clean the bath and cook. This is slavery for life, even in the bedroom. I don't understand how most of these men can banalize their women so much that it's like eat, drink and shit, while they are so hungry and full of fantasies for other women. And how do these women, not even with a single gesture make me recall that they live in Germany? And what can one expect from the children born into such banality? Of course they will, once they grow out of their houses, stereotype the women they find to be different, think that these women dress to be harassed, so why not slip the finger at them? It's not unexpected. Whatever. They should at least give way when I ring my bicycle, that would be enough for a start. I know, I know ... We can come across the same views anywhere, in any society - without the veils and headscarves or from those who wear miniskirts and make-up and attract attention even with a headscarf on. They are out of my sight for the time being.

Cooking pasta at home. The Onions are roasted, the perfect time to make the tomato paste. I take the paste out from the fridge and dip the spoon in and smell it. It's rotten and my onions are about to burn. I run to ring a neighbour's doorbell. It's a matter of Turkish nostalgia on my behalf. It's common there - this inter-neighbour exchange of urgent provisions. Anyway, the woman who opens the door is one of those I mentioned. The type who don't deign to give way, ignoring me and my bike. She looks awkwardly at my face. I, in turn, feel displaced. Look at the kind of primitivity I go through in the middle of Germany. Unwillingly she gives me the two spoons of tomato paste. I feel the need to explain: "Auntie my onions are a-burning... I noticed my paste was rotten a little bit too late..."

I notice my ineffective observations. How easily they can become Germanized when it's not their dish, in spite of the fact that they are so deeply attached to their customs. One last explanation to you: all neighbours in the building I live in belong to this Turkish typology I described. That's why I'm so fed up. Left, right, back, front -Ê its filled with them. I'm depressed and so decide to take a short ride on my bike. Unlocking my bicycle at the building lot where I parked, what do I hear from one of these ladies?: "don't attach your bike here, we can't pass with our shopping carts". There is actually space available for her to pass with her cart. Ooh, I say: "Even God can't save you, may the Devil fuck all of you".

Tewnasiye & Dewa Hêyderu

Mardi, 10 Mai 2011 14:40 Published in bb TV