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cinecitta: intouchables – 2011

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Tout le monde connaît maintenant l’histoire : un aristocrate riche et tétraplégique engage un jeune de banlieue tout juste sorti de taule pour s’occuper de lui. Tout les sépare, l’argent, les goûts, la façon de pensée, la couleur de peau, mais  voilà,  ils se sont trouvés, ils sont complémentaires. Chacun apporte à l’autre ce qui lui manquait : le premier sa culture, sa faiblesse, l’autre son énergie vitale et son invincibilité. C’est une histoire vraie, sinon on n’y aura pas cru, on aurait dit : c’est un conte de fées.
‘Intouchables’ a déjà été vu par plus de 17 millions de spectateurs en France, il fait un tabac en Allemagne ; un raz de marée que les critiques et sociologues tentent d’expliquer, mais il n’y a rien à expliquer : ‘Intouchables’ apparaît effectivement comme un conte qui pour un instant a fait oublier au public la grisaille de novembre, le marasme social, le discours politique auquel personne ne croit plus.
Pourquoi ‘Intouchables’? Nous sommes tous les deux – dit l’un des protagonistes dans une interview –  intouchables. L’un par son état d’handicapé lourd, l’autre parce qu’il représente la ‘racaille’.  Aussi différents soient-ils l’un de l’autre, ils ont cela en commun de ne pas être acceptés. L’un se résigne, l’autre se révolte.
Une des fonctions du conte est de permettre la rencontre entre deux êtres que tout sépare et aussi d’établir ou de rétablir l’égalité entre eux. En général c’est Cendrillon ‘élevée’ jusqu’à la grâce du prince. Ici – c’est un conte moderne – chacun fait un bout de chemin, chacun trouve l’autre et ce faisant se trouve soi-même.
François Cluzet est émouvant dans ses regards et son sourire. Omar Sy, lui, est rayonnant de force vive, de drôlerie, de tendresse.
Un film à voir pour se dire que tout n’est pas perdu !