//(…) Le poète est dirigé. Il ne fait pas ce qu’il veut mais ce qu’il peut. Les circonstances s’imposent à lui d’une manière imprévisible. Il veut parler de la femme qu’il aime, il parle des oiseaux; il veut parler de la guerre, il parle de l’amour. Aussi le poète ne connaît le titre de son poème qu’après l’avoir écrit.
La poésie n’est pas une sorte de rite sacré. Au contraire, elle doit à tout prix devenir usuelle, banale. Les plus grandes merveilles passeront dans le langage commun.
(…)//
Paul Eluard
in “Le poète et son ombre”, … Edition Seghers [Aujourd’hui la poésie], 1er éd., Paris-2008, p. 133.
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